La magie, c’est toi. C’est toi qui décide

La magie, c’est toi. C’est toi qui décide

Décembre est là, et pour beaucoup de personnes, c’est plutôt la-magie-mon-cul et la corvée sa-mère.

Ceci n’est pas une fatalité, ceci n’est pas un exercice, et je vais te montrer comment.

La face cachée de Noël : comment beaucoup de gens se sentent RÉELLEMENT au mois de décembre

Toi qui me lit, tu te sens actuellement peut-être obligée d’acheter un cadeau très cher à ton obscur oncle lepéniste que tu vois une fois par an et qui te gâche le repas à chaque fois, mais bon, tu te sens obligée de péter ton Livret A pour lui.

Tu as peut-être le ventre noué à l’idée de passer les fêtes avec une famille dysfonctionnelle voire toxique qui ne t’aime pas du tout tout en disant le contraire et qui passera le repas à te mitrailler subtilement de questions « innocentes » de type pourquoi es-tu si grosse ? Pourquoi es-tu si laide? Pourquoi ne te trouves tu pas enfin un vrai travail normal ? Ben ouais c’est vrai ça. Et rohlala tes cheveux faudrait vraiment faire quelque chose. La magie de Noël est comme ça pour beaucoup de gens, je n’invente rien, toi-même tu sais. ^^

Peut-être que tu aimes les décos dans les rues et dans les magasins mais que tu te sens bof en les voyant car elles te rappellent à quel point tu n’es pas en phase avec tout cet étalage de bonheur familial et social généralisé.

Peut-être que tu as envie de t’acheter plein de trucs, mais que tu peux pas, car ça coince encore niveau argent de ton côté, et que ce mois-ci est donc une longue traversée de frustration devant les magasins, que tu regardes en mode mi-culpabilité judéo-chrétienne devant la société de consommation, mi-frustration et jalousie devant les gens qui achètent, parce que toi, tu ne peux pas ce mois-ci et tu te sens exclue et dans une vie noire et déprimante alors que tout le monde a l’air de s’amuser avec des guirlandes ou tu sais pas-bien-trop quoi.

Peut-être que tu es invitée à un repas à 18, et que la seule chose dont tu as envie, c’est ne pas y aller, et qu’on te foutes la paix, et de rester sous la couette. Mais tu n’oses pas décliner, car tu attaches encore beaucoup (trop) d’importance au regard des autres.

Ou peut-être que tu aimerais bien avoir un vrai Noël, mais que ta famille d’origine est vraiment trop perturbante pour cela. Tu prends donc ton mal en patience, consciente que ça se passera mal. Ou alors tu ne vas à rien, car tu ne trouves pas d’autres gens avec qui passer Noël, et tu crois que si tu passes une ou plusieurs fêtes de fin d’années toute seule tu es obligée de déprimer et que ça veut dire que tu es une sans-amis comme on disait à l’école.
Déprimant ?

Oui, franchement oui. Tout ceci demande donc une décision, et un positionnement différent.

Sortir de la fatalité de Noël : les décisions
 à prendre

Noël et le mois de décembre sont déprimants pour beaucoup de monde, et j’ai longtemps été dans l’une ou plusieurs des situations précitées à différents mois de décembres de différentes années. Mais cette année, j’ai pris une décision. J’ai décidé que ce serait différent. J’ai décidé de vivre mon mois de décembre pour MOI et selon MOI. Ouais, moi, moi, moi. Plus rien à foutre, ça fait du bien. ^^

Je vais donc t’expliquer les obligations auxquelles je ne me soumettrais PAS, les choses que je ne ferais PAS, et également les choses que je vais mettre en place, ce que je veux faire de ce mois et comment je veux me sentir, et ce que je vais m’autoriser pour passer un mois de décembre magique selon moi et mes envies, et pas selon le voisin d’en face ou ta grand-mère qui te traite d’égoïste parce que tu ne lui a pas parlé depuis 4 minutes ou parce que tu t’es resservie de son plat deux fois au lieu de trois.

C’est des décisions que j’ai prises pour MOI et le but est de les partager parce que j’ai envie, et aussi de t’inspirer pour que tu puisses prendre tes propres décisions et faire tes propres choix pour ce mois de décembre et que tu puisses vivre la magie de toi-même, plutôt que d’essayer péniblement de survivre à la magie de Noël en attendant que ça passe tout en courbant le dos devant les injonctions des uns et des autres. ^^

C’est parti pour mes décisions pour ce mois de décembre. Prends tes décisions, inspire-toi, adapte à toi. Cet article est autant pour moi que pour toi.

1. J’ai un budget cadeaux, et je m’y tiens.

Je sais exactement le type de cadeaux que je prévois d’acheter, et à qui, et pour quel budget.

Pour la première fois de ma vie, je ne me suis pas oubliée dans les cadeaux non plus. J’ai prévu un budget « achats plaisir » pour moi, et j’ai la ferme intention que cette année, ce budget là ne vienne pas gonfler le budget « cadeaux des autres », qui est également prévu et qui reste à sa place.

J’ai eu tendance à faire ça les autres années : en général le schéma répétitif, c’est que je suis fauchée au mois de décembre et que le peu de thunes que j’ai passe totalement dans les cadeaux des autres. Cette année, j’ai décidé de changer ça, j’ai calculé les choses correctement, et je vois bien que je suis pas si fauchée que ce que je pensais. C’est une question de priorité. Si tu te mets nulle part sur la liste entre le loyer, les courses, et le cadeau à tante Germaine, t’étonnes pas de passer un mois de décembre en mode amère et aigrie.

Et aussi, j’ai l’intention d’aller acheter les cadeaux des autres début décembre, tranquillement, en heures creuses, sans pression, à un moment où j’ai envie d’y aller et où ce sera un plaisir pour moi de trouver ce que je veux acheter pour chacun et non « la corvée de dernière minute » que se forcent à subir beaucoup de gens et qui est, je trouve, un truc vraiment nul et vraiment pas dans l’énergie d’un vrai cadeau pour quelqu’un. Un cadeau ça n’a pas à être un truc imposé qui te saoule, si c’est imposé laisse tomber n’achète rien.

J’emballe les cadeaux début décembre, et début décembre d’ailleurs tout est fait je suis tranquille. C’est à dire qu’à la période précise de la deuxième moitié de décembre, quand tout le monde sera en mode panique et dernière minute à courir comme des dératés dans les magasins, moi je serais tranquillement au chaud chez moi, avec un plaid et un chocolat chaud et mes cadeaux déjà fait et emballés depuis perpète. Nanananère est une bonne définition de cette attitude. ^^ 

Permets-toi de te décaler du tumulte ambiant et de faire ce que t’as envie de faire, même si t’es en décalage.

2. Si je suis perchée, je suis perchée. Rien à foutre, je descends pas.

Décembre est en général un mois où je plane un peu à 15 miles au dessus de ma tête, ou je fais en général le bilan de l’année qui vient de s’écouler : ce que j’ai appris, ce qui m’a saoulée, ce que je laisse, et ce que je prends avec moi, et mes intentions pour l’année suivante.

Tout ça demande du temps pour maturer et de l’introspection, et de la solitude et du calme aussi, et pas de passer son temps à courir dehors à être pressurisée par je-sais-pas-qui pour faire je sais pas quoi.

Je suis en générale également intéressée par des tas de sujets abstraits, voire franchement perchés, et j’ai pas envie de grand chose de « productif », je fais le minimum de ce côté, sauf si j’ai envie.

Les autres années, je ne respectais pas ce rythme, je m’agaçais car j’avais l’impression de tourner en rond, du coup je me forçais à sortir, et j’avais l’impression de pousser des murs et d’enfoncer des portes ouvertes, et d’être juste perpétuellement épuisée et en décalage, et je passais un mois de décembre pourri et totalement sous pression. Cette année, rien à foutre. Je veux buller et réfléchir à des sujets perchés plutôt que de passer à l’action de manière pressurisante, ben en décembre, je vais faire ça, sauf si j’ai envie d’autre chose, on verra bien.

En décembre, je me fous pas la pression. Janvier est mieux pour moi pour agir et être très basée sur le concret en général, maintenant je le sais et j’essaie plus d’aller plus vite que la musique, tout ce que ça fait c’est m’épuiser, m’énerver, me frustrer et me vider de mon énergie, alors stop. Et ce que pensent les autres de mon apparente inactivité, alors croyez-moi j’en ai plus rien à foutre. Avant ça m’affectait beaucoup, maintenant je me suis détachée de ça et c’est devenu le cadet de mes soucis. Ce détachement sain, c’est du boulot, mais ça vaut. Réellement.

Il est permis de respirer, il est permis de buller, il est permis de juste exister en ne foutant rien, il est permis de créer ce qu’on veut tout en étant en mode repos. Il est permis de se recharger et de ne pas aller à 56 soirées à 18 si on n’a pas envie d’y aller. Tante Germaine pensera ce qu’elle voudra.

3. Je ne m’adapte pas à l’humeur générale.

C’est vrai, c’est pas parce que Gisèle est contrariée que tu dois OBLI-GA-TOI-RE-MENT être contrariée.

Quoi, t’es empathe ? C’est pas une excuse. Pose-tes limites.

L’empathie mal maîtrisée est comme un gâteau de Noël trop cuit : imbouffable.

Secret ultime de la life : les gens ont le droit d’être ce qu’ils sont et de penser ce qu’ils pensent. Ça ne veut pas dire que tu dois t’adapter.

4. Je sélectionne soigneusement mes sorties et ma vie sociale.

C’est à dire que je ne vais plus qu’aux truc où j’ai VRAIMENT envie d’aller. Le « mouais » n’a plus sa place.

Récemment j’ai annulé un « mouais ». Avant, j’aurais sauté sur l’occasion et sur l’invitation parce que je me trouvais »trop » recluse. De toute façon avant je me trouvais toujours « trop » quelque chose. Si c’était pas « trop » recluse, c’était « trop » expansive. Quoi que je fasse, ça n’allait jamais, c’était toujours « trop ». Fuck les « trop » des autres. C’est ton « assez ! » qui compte.

La magie, c’est toi. Ta vie sociale, c’est toi. Fréquente les gens qui te font du bien et les endroits qui te plaisent, et laisse tomber les autres. Quelqu’un qui n’est pas capable d’entendre un « non » ne mérite pas d’être dans ta vie. Surtout en décembre, qui est un mois sensible pour les personnes qui ont du mal à dire non. Il est temps d’apprendre.

5. Je m’autorise l’inattendu et de faire des choses inhabituelles.

Sortir des sentiers battus. Les mois de décembres se ressemblent tous si on se calque sur l’humeur générale et sur l’humeur et les envie de sa famille biologique. Il est temps de défusionner et d’être un être indépendant. La fusion, c’est toxique. C’est pour ça que ce mois de décembre, j’ai envie de renouveau, j’ai envie d’inventivité, de partir à l’aventure. D’oser des choses différentes que ce que je fais d’habitude et trouver une compatibilité entre mon envie d’aventures et mon besoin de renouveau et mon côté perché reclus qui a franchement envie de s’exprimer en ce moment. Je dis que ça n’est pas incompatible et qu’on peut tout concilier, à condition de faire de la place pour tout ce qu’on veut, dans la vie.

6. Je crée ce que j’ai envie de créer.

Ce mois-ci, si j’ai envie de coller des gommettes sur du papier ou de colorier comme une enfant de 4 ans, je le fais.

Je ne vais pas me contenter de faire de la création « utile » de type écrire des articles ou parler aux gens. J’ai besoin de créer juste « parce que », pas parce que c’est utile ou que ça va aider quelqu’un. Fuck l’utilité et à productivité à tous prix. Vive le créativité libre et sans objet juste, « parce que ».

 

7. Je prépare 2019 en ne foutant rien de précis vers mes objectifs.

Parce que, mais putain, mais fuck ce perfectionnisme débile et cette productivité « vite vite vite » pour décérébrés.

Déjà, tu as le droit d’exister même si tu fous rien.

Il n’est écrit nulle part qu’il faut faire 56 000 trucs de sa vie et être toujours actif pour avoir le droit de vivre et d’exister.

Certaines choses se préparent bien mieux à l’ombre et au calme que dans la frénésie suractive. En décembre, si tout ce que j’ai envie de faire c’est de poser mes intentions pour l’année et écrire sans passer à l’action dans tous les sens, et bien je le fais. J’agirais d’autant mieux en janvier, que les gens le comprennent ou non.

En général, janvier c’est meilleur pour moi pour agir, et mon niveau d’actions en janvier dépend de ce que j’ai foutu en décembre et d’à quel point mon réservoir est vide ou plein à l’issue de décembre.

Donc je ne fais que les actions que j’ai vraiment envie de faire, et si la réponse a « Qu’est ce que j’ai envie de faire ? » est rien, ben je fais rien. Là j’ai envie de faire cet article, mais je vais pas me forcer à sortir un article par mois si j’en ai pas envie. Je dis ça pour les blogueurs, parce que vous savez quoi ? Quand votre contenu est forcé, ça se VOIT. Et vous êtes chiants. Et j’ai pas envie de vous lire. Voilà voilà.

 

Et toi, que va-tu mettre en place en décembre pour que ce soit bien pour TOI et selon TOI ? Que fera tu différemment des mois de décembre où tu t’es sentir vidée et sous pression ? Dis moi dans les commentaires.

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